Ra-Lent-Ir

Young woman relaxing in hammock in a tropical resort

 

Je posai la boîte sur la table. Je tirai sur le ruban qui plaquait le papier aluminisé lisse et coloré contre les faces cartonnées. Ce dernier glissa comme des pétales qui s’écartent du pistil à l’aurore laissant apparaître le carton ondulé. J’enfonçai mon ongle dans la languette marron pour la faire sauter de son encoche et découvrir le contenu de ce cadeau. La boîte était vide et cela m’emplit de joie.


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Chiasse

silhouette of happy young woman on a swing with sunset background

Chiasse.

C’est le mot que je répète depuis le début de la semaine. Inlassablement. Quelle en est la raison? Sont-ces les premières manifestations de la folie? Je me dis « chiasse chiasse chiasse » dans la tête, chaque jour depuis six jours. Pourquoi? J’ai envie de le prononcer tout haut pour le faire sortir de ma boîte crânienne mais je n’ose pas de crainte qu’il salisse ma bouche en passant.

Le temps passe et toujours chiassechiassechiasse!

Ma voix intérieure lui donne vie, lui laisse la place. Au fil du temps, cette voix n’est plus la mienne mais une voix masculine, celle de mon père. Je comprends alors que c’est un fantôme, un mot qui revient du passé.

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Capitulatio*

 

Aujourd’hui, mes chaussures à la main, j’ai foulé la terre de mes pieds nus.

J’ai posé ma joue sur la croûte râpeuse d’un arbre.

J’ai humé l’humus humide.

J’ai laissé la caresse du vent m’effleurer.

J’ai basculé la tête, les yeux clos pour mieux faire face à la chaleur du Soleil.

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Trans Sensibilité

Connectée en permanence aux émotions des autres

L’écriture sur ces pages m’a forcée à réaliser une introspection pointue. J’aime comprendre le monde, et par conséquent, le travail de connaissance que je pratique sur les autres, je le pratique sur moi-même aussi. Récemment, j’ai découvert que j’avais la particularité d’absorber littéralement les émotions des autres. Je suis une éponge à émotions. Certaines personnes sont capables de rentrer dans une pièce pleine de monde et de sentir, ressentir l’ambiance générale, la présence d’alchimie entre les gens  ou la tension entre certaines personnes. Certains disent que c’est comme « avoir des antennes ». C’est ce qui m’arrive aussi, on peut parler d’hypersensibilité à l’environnement ambiant. J’ai trouvé que, chez moi, cela allait encore un peu plus loin qu’une simple sensation: j’absorbe l’ambiance.

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Carl Jung Etait Asperger #2

Organiser ses pensées pour résoudre des paradoxes.

Cet article fait suite à l’article « Carl Jung était Asperger » que je peux résumer de la façon suivante: il m’arrive parfois d’être tellement absorbée intellectuellement par un concept ou la résolution d’un paradoxe que je m’éloigne de la réalité et ce, jusqu’à ce que ce concept fasse sens, que le paradoxe m’apparaisse clairement résolu.

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Carl Jung Etait Asperger

Prise dans une boucle infinie de trains de pensées

Mon corps s’efface, mes besoins ne se font plus ressentir, le monde extérieur n’est qu’une masse diffuse en mouvement, le temps continue de s’écouler dans une autre dimension que la mienne. Voilà ce que je ressens quand je dédis toute mon énergie à la résolution d’un problème. Je sais que je ne pourrais quitter cet état où toute mon attention est aspirée dans ce processus intellectuel intense que lorsque j’aurais trouvé la solution. Me voilà prisonnière d’une obsession intellectuelle. Celles-ci  ont lieu quand je fais face à un paradoxe, un problème scientifique, un concept que je ne comprends pas.

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Sur La Voie De L’Acceptation

Bienvenue à Acceptation. Bon séjour!

Mille jours. C’est le temps qu’il m’aura fallu pour accepter mon diagnostic de syndrôme d’Asperger reçu à l’âge de 36 ans. Il y a trois ans, j’ai découvert mon talon d’Achille: mon syndrôme d’Asperger. Des psychiatres et psychologues ont déterré les vestiges de mon âme tels de méticuleux archéologues mettant à jour des ossements multimillénaires, me laissant avec ces morceaux poussiéreux dans l’attente de reformer un tout qui révelerait un quelconque secret.

L’acceptation, c’est pour moi, ne plus avoir honte de qui je suis, ne plus avoir peur du regard de l’autre, ne plus avoir la boule au ventre à l’idée que mon « terrible secret » soit dévoilé. Le Joker peut bien arracher le masque de Batman, il n’éteindra pas le désir irrépressible de justice de Bruce Wayne. Plusieurs éléments et évenements m’ont mis sur cette voie et je vous en fais part dans cet article.

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