Ouvrir Les Esprits, Un A La Fois

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Ma fille, aime toi pour aimer les autres.

Cela fait 7 mois maintenant que je suis mère célibataire, travaillant à temps plein, élevant ma fille à haut potentiel intellectuel. Par ailleurs, je suis autiste. Plus exactement, j’ai le syndrôme d’Asperger. Etre mère célibataire, n’est pas une sinécure. Etre autiste complique les choses. En plus, avoir un enfant à besoin particulier rend la tâche épuisante. Bien que j’arrive à gérer le travail, l’éducation de ma fille, la maisonnée, j’aimerais plus d’aide. Puisque je me débrouille si bien, aucun neurotypique ne peut se rendre compte que je suis mentalement et physiquement épuisée. Dans la communauté autiste, on me dit avec une once de jalousie parfois que je devrais être reconnaissante de pouvoir faire toutes ces choses si bien. Bref, chez les neurotypiques comme chez les autistes, je n’ai pas de raison de me plaindre. Il faut bien voir qu’en comparaison avec d’autres parents, ma situation n’est pas la plus difficile. Il y a des mamans avec des enfants autistes sévères, des aspies dont les traits autistiques les handicapent au point de ne pas pouvoir travailler. Et puis quel parent ne rêve pas d’avoir un enfant surdoué? Souvent, cela me rend triste et je me sens rejetée par chacune des deux communautés. C’est le côté sombre de l’autisme invisible, d’être au bord du spectre autistique. Concernant la douance, on oublie qu’elle n’est pas gageure de succès futur, qu’elle peut être handicapante dans un monde normatif. Malgré ce ressenti négatif, j’essaie de ne pas devenir aigrie. J’essaie d’être un modèle pour ma fille et je tente de lui enseigner des valeurs qui me tiennent à coeur:

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L’Element Déclencheur

La naissance de ma fille fut le plus beau jour de ma vie. Je ne pensais jamais dire cela un jour car c’est tellement  » cliché ». Toutefois, j’ai vécu cette arrivée comme un miracle aussi douloureuse que fut sa mise au monde. Sans doute parce que j’ai bien cru cette nuit là que j’allais mourir tant l’accouchement se passait mal. La peur de la mort mélée à la merveille de la vie. S’en est suivie une année que j’appelle  » la twillight zone ».

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