Imposture

 

Je rêve d’être brute, sans filtre, moi-même.

« Ma désintégration avait débuté… fruit de mon inepte intégration au monde… »

Ces mots sont ceux d‘Adeline Lacroix dans ce billet. Elle-même autiste Asperger. Je me permets de les reprendre et d’en faire l’écho sur cette page tant ils résonnent en moi ce soir.

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Mes 16 règles pour (bien) fonctionner au travail (partie 2/2)

 

Asperger: trouver des stratégies pour se sentir mieux au travail.

J’ai quelques règles de fonctionnement pour tenir le coup, maintenir le cap sans m’effondrer dans un environnement favorisant la stimulation sensorielle (bruits, odeurs,lumières), régi par les règles sociales, et soumettant un autiste à un rythme de travail long et éprouvant. Elles me permettent non seulement d’avancer dans mes projets mais aussi de ne pas déteriorer mes relations avec mes collègues. Partie 2/2 de l’article.

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Mes 16 règles pour (bien) fonctionner au travail (partie 1/2)

 

Autisme et travail. Pas facile de trouver un équilibre.

J’ai quelques règles de fonctionnement pour tenir le coup, maintenir le cap sans m’effondrer dans un environnement favorisant la stimulation sensorielle (bruits, odeurs,lumières), régi par les règles sociales, et soumettant un autiste à un rythme de travail long et éprouvant. Elles me permettent non seulement d’avancer dans mes projets mais aussi de ne pas déteriorer mes relations avec mes collègues.

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100 000

Grâce à ce blog, j’ai rencontré d’autres flamants roses.

100 000 : c’est beau. J’aime les chiffres, les statistiques. Le blog a dépassé il y a quelques jours les 100 000 vues. J’avais décidé, à l’occasion, d’écrire un article sur ce passage à 6 chiffres et puis je me suis découragée car la notoriété n’est pas ce qui me motive. J’ai songé que quelque soit le contenu, j’allais paraître fate. J’ai immédiatement pensé que l’utilisation de cet adjectif qui me semblait ,malgré tout, tout à fait pertinent mais quelque peu désuet était une bonne illustration de « mon Asperger ». J’ai ensuite réfléchi à son utilisation au féminin, plutôt rare dans la littérature, et me suis alors tout à fait éloigné de ma réflexion sur le contenu de cet article. Revenons à nos moutons (désolée pour celles qui sont en train de visualiser des moutons maintenant ;-)). Qu’est-ce qui me motive à continuer l’écriture? A quoi cela sert-il de rester dans l’ombre? Que se passe-t-il en coulisse?

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Diagnostics Et Confusion

Je viens donner ici des nouvelles de Marianne. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, voici un récapitulatif des évenements. Marianne est ma fille agée de tout juste 6 ans et, qui, en quelque sorte, est à l’origine de la découverte de mon autisme. A 2 ans, elle rencontrait un psychiatre spécialisé dans les TSA (troubles du spectre autistique)  qui nous conseillait de la faire voir par une pédopsychiatre du CRA. A ses 3 ans, j’obtenais mon diagnostic d’adulte atteint du syndrôme d’Asperger. Enfin, à ses 4 ans, elle fut diagnostiquée haut potentiel intellectuel avec un QI proche de 140. Quand est-il aujourd’hui de son diagnostic d’autisme Asperger?

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Je Ne Suis Plus Autiste, Enfin…Jusqu’à Demain

Ce titre se veut un brin provocateur. A travers cet article, j’aimerais aborder les variations dans le temps des symptômes liés à l’autisme. Ces variations en intensité des symptômes sont à la base de nombreux malentendus, entre neurotypiques et autistes mais aussi entre autistes. Par exemple, lors de l’anamnèse nécessaire au diagnostic de syndrôme d’Asperger, des parents peuvent témoigner du comportement « normal » de leur fille durant l’enfance alors que cette même femme s’identifie autiste depuis qu’elle doit faire face à de nombreuses responsabilités comme élever ses enfants, assurer au travail et maintenir son couple à flot, tout cela à la fois.

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Lettre A La Nouvelle Compagne De Mon Ex-Mari

Searching for peace. A la recherche de la paix intérieure

Cela fait quatre mois que mon mari et moi sommes séparés. Ma maison n’est pas encore vendue, j’y dépose encore ma fille un week-end sur deux. Je dois alors sonner à la porte comme une étrangère à ma propre vie. Je salue mon ex-conjoint cordialement, artificiellement. Je rentre et d’un coup d’oeil, je retrouve quelques meubles familiers éparses, le paillasson sur lequel chaque soir auparavant, j’essuyais mes pieds laissant ainsi mes soucis de la journée sur le pas de la porte. Je repars ensuite en saluant poliment, sans manquer d’étreindre très fort ma petite Marianne. Je remonte en voiture et jette un dernier regard à la façade de la maison de mes rêves. Rêves anciens de famille heureuse, de confort financier, d’amour inconditionnel. Avec la répétition, je me suis habituée à ressentir ce pincement au coeur, un week-end sur deux. Ce pincement qui s’estompe en un coup de pied sur l’accélérateur.

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