Diagnostics et confusion

Je viens donner ici des nouvelles de Marianne. Pour ceux qui ne nous connaissent pas, voici un récapitulatif des évenements. Marianne est ma fille agée de tout juste 6 ans et, qui, en quelque sorte, est à l’origine de la découverte de mon autisme. A 2 ans, elle rencontrait un psychiatre spécialisé dans les TSA (troubles du spectre autistique)  qui nous conseillait de la faire voir par une pédopsychiatre du CRA. A ses 3 ans, j’obtenais mon diagnostic d’adulte atteint du syndrôme d’Asperger. Enfin, à ses 4 ans, elle fut diagnostiquée haut potentiel intellectuel avec un QI proche de 140. Quand est-il aujourd’hui de son diagnostic d’autisme Asperger?

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Se sentir animal



Ma fille de 4 ans, rugissante et bondissante, me demande ce matin:

– Maman, est-ce qu’on reste humain tout sa vie?

– Oui ma chérie, on ne change pas de race. On naît humain et on le reste, lui réponds-je

-Quel dommage, j’aimerais tant être un guépard!!!, dit-elle déçue.

-Je comprends ton désarroi ma chérie , moi aussi, il y a des jours où je voudrais être une chauve-souris et être dans ma grotte!

Bonnes fêtes de fin d’année à tous.

Quand le doute n’est plus permis

Ce soir, je me suis sentie démunie…Ce soir, j’ai composé le numéro de  » SOS Asperger « . Pas pour moi, pour ma fille de 4 ans, Marianne. Et puis, j’ai lu sur le site que  » SOS Asperger », c’était pour les adultes seulement. Sur le site, on propose d’appeler  » enfance maltraitée » pour les enfants. Je n’ai pas compris pourquoi je devais appeler  » enfance maltraîtée » pour ma fille qui ne l’était pas. J’ai eu peur d’un signalement, qu’on m’enlève ma fille parce que je suis autiste. J’ai raccrochée restant ainsi tout aussi démunie.

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Hypersensibilité, l’enfer au quotidien

Dimanche matin, je me réveille et descends déjeuner à la cuisine. Je prépare ce dont j’ai besoin sur les table et ma fille arrive. :

– Mamaaaaan! Je m’ennuiiiiiiiiiiie! Viens jouer avec moi

– D’abord, je vais déjeuner puis je viens jouer avec toi.

-Mais je m’ennuiiiiiiie, tu joues d’abord puis tu déjeunes.

-Non ma chérie, j’ai besoin d’énergie pour jouer et pour cela il faut que je mange. Si tu veux, en attendant que j’ai fini, tu peux me tenir compagnie pour discuter.

Elle s’assoit en face de moi puis hurle:

– Je ne peux pas rester là, ça sent trop mauvais!!!

Je m’interroge car moi, je ne sens rien de mauvais.

– Mais siiiii, haaaa, ça sent trop mauvais

Je m’impatiente. Je réfléchis une seconde et au lieu  de la gronder, je me souviens qu’elle est hyper et hyposensible. Je mène donc mon enquête :

– Peux-tu me dire avec tes mots quel type d’odeur tu sens? Poisson? Poubelle? Oeuf?

-Mais non Maman! C’est ça là, le pot de confiture de myrtille, il est ouvert! C’est l’odeur de myrtille qui me gêne!

J’ai alors refermé le pot, je l’ai rangé et elle s’est sentie mieux.

Par cet exemple du quotidien, je voulais illustrer l’importance de la connaissance des caractéristiques du syndrôme d’Asperger comme l’hypersensibilité olfactive. Si je n’avais pas été au faît, j’aurais sans aucun doute gronder ma fille et pensé qu’elle  me racontait des absurdités pour attirer mon attention afin que je joue avec elle. Mais non, pas de signification cachée à son comportement agité, juste une forte gêne occasionnée par un evenement aussi banal que prendre le petit déjeuner. Qui aurait pu imaginer que l’odeur de myrtille puisse être à ce point désagréable pour une personne? L’hypersensibilité de l’odorat ne peut malheureusement pas être soignée ou soulagée. Les autistes font avec, chaque jour souvent jusqu’à la nausée….

 » Maman, je suis si épuisée…. »



 » Maman, je suis si épuisée, je ne peux pas aller à l’école « . Voici les paroles de Marianne, ma fille de 4 ans en petite section de maternelle. Elle a eu ces paroles trois jours de suite en se rendant à l’école. Elle ne voulait pas entrer dans la salle de classe, m’agrippait en me serrant fort les jambes. Le troisième jour, j’ai craqué: je l’ai ramené avec moi à la maison. Seulement voilà, j’ai un boulot à temps plein et je devais m’y rendre. Je réalise cela quand j’arrive devant ma porte de maison, la petite à la main. Lire la suite

Pensée visuelle: la persistance des cauchemars

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Je vous parlais dans un article précédent de mes cauchemars qui, malgré mon réveil continuent de s’afficher dans ma tete, sur mon écran mental et se superpose à la réalité. Et bien, ce matin, ma fille Marianne agée de bientot 4 ans, m’a décrit le meme phénomène en ces termes ci-dessous. (A noter que j’ai retranscris ses paroles mot pour mot).

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Des signes précoces de TSA qui ne trompent pas? 2 ème partie.

La première partie de cette histoire se trouve dans l’article précédent que vous pourrez lire ici et dans lequel je m’interroge sur certains signes que présentent Marianne, ma fille de 3 ans et qui feraient penser à l’autisme. Un de ces signes est de percevoir tout changement dans la maison comme une nouvelle décoration, des meubles qui ont été bougés, de nouveaux objets et de vouloir réordonner à sa façon. Et bien, suite à sa catégorisation des décorations de Noël  que je mentionne dans l’article précédent, elle a fait cela:

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Elle a donc fait preuve d’imagination spontanément! Peut -être devrais – je ignorer ce que j’ai vu il y a quelques jours. Peut-être devrais-je arrêter de surinterpréter tous ses faits et gestes et apprécier le « vivre ensemble » en évitant de me poser toutes ces questions!