Duelle

 

Etre Asperger, c'est vivre avec une certaine dualité

Etre une femme Asperger, c’est vivre avec une certaine dualité.

 

 

Marie chante à tue-tête dans sa voiture, la musique à fond.

Manon ne supporte que les fréquences graves des voix d’homme à la radio. Elle ne l’allume plus que très rarement quand elle conduit. Le silence est plus appréciable.

Marie a une folle envie de repartir en Italie pour les vacances. Si seulement elle pouvait  revoir Florence et la tour de Pise, les paysages de Toscane et remonter au sommet du Vésuve, déambuler dans  le forum romain.

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100 000

Grâce à ce blog, j’ai rencontré d’autres flamants roses.

100 000 : c’est beau. J’aime les chiffres, les statistiques. Le blog a dépassé il y a quelques jours les 100 000 vues. J’avais décidé, à l’occasion, d’écrire un article sur ce passage à 6 chiffres et puis je me suis découragée car la notoriété n’est pas ce qui me motive. J’ai songé que quelque soit le contenu, j’allais paraître fate. J’ai immédiatement pensé que l’utilisation de cet adjectif qui me semblait ,malgré tout, tout à fait pertinent mais quelque peu désuet était une bonne illustration de « mon Asperger ». J’ai ensuite réfléchi à son utilisation au féminin, plutôt rare dans la littérature, et me suis alors tout à fait éloigné de ma réflexion sur le contenu de cet article. Revenons à nos moutons (désolée pour celles qui sont en train de visualiser des moutons maintenant ;-)). Qu’est-ce qui me motive à continuer l’écriture? A quoi cela sert-il de rester dans l’ombre? Que se passe-t-il en coulisse?

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Elle est entrée sans frapper: l’anorexie

Ce matin, dans la salle de bains, j’ai senti une présence à mes côtés. Je me suis rendue compte que je n’étais pas seule à me regarder dans le miroir. A côté de moi, elle était là, à me regarder aussi, silencieuse. Il y a quelques semaines de cela, elle est entrée sans frapper, en se faufilant dans l’entrebâillement de la porte, sans bruit. Depuis, elle me tient compagnie, telle un chat somnolant dans son panier. Aujourd’hui, elle s’est faite plus présente ou bien j’ai ouvert les yeux pour la voir: l’Anorexie. Lire la suite

Pense-bête: « n’oublie pas qui tu es »

Un cerveau autiste dans un corps de femme. Vivre avec le syndrome d’Asperger

Après un divorce douloureux, je commence à avoir des sentiments pour quelqu’un. Cela m’effraie car, j’ai tendance à incarner des rôles féminins afin d’être aimée en retour. C’est un trait de personnalité que je relis au syndrôme d’Asperger. Je construis des images de femme que je joue pour plaire à l’autre au prix de ma propre identité. Pour éviter que cela ne se reproduise, j’ai décidé de m’écrire un petit pense-bête que je m’imposerai de relire régulièrement pour éviter de tomber à nouveau dans ce piège de la femme caméléon.

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Sticky note to myself. Never forget your true self: a female with Aspergers

Aspergers in female

An autistic brain in a female body. Being a female with Aspergers

After my heart-breaking divorce, I’m starting to have feelings for someone. It might be a dangerous path for me, the aspergirl who is able to drown in any female character in order to be loved back with a high risk of losing my own identity. Therefore, I have decided to write me a sticky note as a warning that I could refer to anytime.

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Comme une averse en été

 

Ca m’est tombé dessus comme une averse en plein été

D’abord, on est surpris de ressentir des gouttes froides après des semaines de soleil brûlant sur la peau. Puis, on apprécie la fraîcheur retrouvée, le bienfait aux sols assechés, l’odeur terreuse du sol mouillé, la beauté des gouttes qui perlent aux feuilles des arbres, aux herbes hautes comme mille joyaux.

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To my ex’s next girlfriend

Searching for peace. 

 

La version française de cet article est à retrouver ici.

It has been four months since my husband and I split up. My house is not yet sold. My ex-husband still leave there with half of our furniture. I drop my daugther off there every two week-ends. Every two weeks, I ring the bell of my own house, I say hi to my ex which sounds weird. When I get into the house, I feel like I am a stranger to my own life. I have a glimpse around and can recognize some familiar pieces of furniture, the doormat on which I used to wipe my feet after a hard day at work. Then, I firmly hug my daugther while automatically saying « see you in a couple of days, sweetheart » and I get back into the car. I drive away from my dream house, away from this fairy tale that I built brick by brick by means of huge efforts and hard work: a happy family, warm home, financial comfort, deep and inconditional love. After many weeks, I get used to drive away my own house,  feeling this intense sorrow fading away while pushing the gas pedal.

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