L’Eclaireuse

Il s’agit du troisième volet de la série “La méditation, une béquille à mon autisme” dont vous trouverez les deux premiers articles ici et .

Le résumé de cet article est le suivant: après six mois de pratique intensive, je peux l’affirmer: les symptômes liés à mon autisme ont quasiment tous disparus.

Je pousse un gros soupir avant de poser mes doigts sur le clavier. Une longue expiration pour me donner du courage à écrire cet article dont je repousse l’écriture depuis des semaines. Je sais qu’il va faire polémique mais je me dois de partager mon expérience pour celles et ceux qui veulent bien écouter.  Je le fais en toute humilité. Je n’en retire aucun avantage. Je pourrais garder ce savoir pour moi et ainsi éviter les jets de pierres qui vont sans aucun doute jaillir à mon endroit suite à cet article. Toutefois, s’il permet de guider ne serait-ce qu’un seul autiste et le soulager ne serait-ce qu’un peu dans son quotidien alors j’en serai ravie. Ma plus grosse crainte est la suivante: que mes mots soient utilisés par les neurotypiques contre les autistes: “ tu vois, si toi aussi tu faisais des efforts/tu te mettais à la méditation, tu pourrais te soigner!”. J’espère ne pas tendre un bâton pour battre les aspis. Mon objectif est simple: offrir une piste qui puisse soulager et conforter les personnes autistes. Chacun a le choix de la suivre ou non. Nous sommes tous différents et ce qui a marché pour moi ne marchera pas forcément pour une autre personne car le cerveau est une machine complexe et chaque autiste est unique.  Le temps qu’il m’a fallu pour réduire mes symptômes ne sera pas le même pour un autre autiste. Par ailleurs, je conseille vivement à toute personne neurotypique de se mettre aussi à la méditation de pleine conscience afin d’accepter en toute bienveillance les personnes autistes qui l’entourent.

De quoi s’agit-il au juste dans cet article? J’ai appliqué mon raisonnement scientifique pour tester la neuroplasticité de mon propre cerveau à travers des exercices sur l’attention (méditation) et je vous fais part des résultats de cette expérience. En résumé, après six mois de pratique intensive, je peux l’affirmer: les symptômes liés à l’autisme ont quasiment tous disparus.

A l’heure où les autistes eux-mêmes se demandent s’ils voudraient ne plus être autistes, je peux dire qu’en ce qui me concerne, j’ai pris le parti d’avaler la pillule rouge. Par simple curiosité, juste pour voir si c’était possible d’atteindre l’autre côté de la rive. Comme une expérience tout simplement. Avant de commencer les manipulations sur la paillasse, j’ai fait une étude bibliographique poussée sur le thème de la neuroplasticité. Ensuite, j’ai suivi un protocole expérimental à la lettre et enfin j’ai mesuré les résultats.


La neuroplasticité, qu’est-ce que c’est?

“De récentes études ont montrées que notre cerveau modifiait constamment ses fonctions, mais également sa structure, à partir de l’expérience, et en particulier des experiences répétées sur de longues périodes. Cette plasticité inhérente à l’architecture et à la fonction cérébrales baptisée neuroplasticité implique que l’”esprit” façonne le cerveau et transforme nos capacités intrinsèques pas seulement au cours de notre enfance mais tout au long de notre vie. Si les expériences répétées sont de nature traumatisante, elles peuvent même entrainer un retrecissement de certaines parties du cerveau ainsi qu’une diminution des facultés mentales et sociales. Ce phénomène peut être causé par des lésions cérébrales ou des traumatismes récurrents dans l’enfance où à l’age adulte susceptibles de provoquer des syndromes dépressifs et un déréglement des relations et des comportements sociaux. Heureusement, il est également prouvé que ces experiences positves peuvent être réparatrices et thérapeutiques. Les exercices qui deviennent  très répétitifs lorsqu’ils sont pratiqués régulièrement sont donc un facteur majeur de changements neuroplastiques. C’est pourquoi l’activité physique est essentielle pour assurer et maintenir la santé du corps et de l’esprit tout au long de la vie, notamment lorsqu’on débute ce genre de programme [NDLR: méthode de réduction du stress par la méditation de pleine conscience]. Un nombre de plus en plus important d’études en laboratoire consacrées à des méditants révèlent que des pratiques répétitives placées au coeur des disciplines méditatives peuvent provoquer des changements neuroplastiques positifs qui sont le reflet d’un bien-être mental et physique caractérisés par un équilibre émotionnel plus grand de la compassion et un bonheur authentique mais également atténuer les expériences stressantes ou traumatisantes lorsqu’elle surviennent.”

Jon Kabat-Zinn, préface du livre “Apprendre à méditer” de Bob Stahl et Elisha Goldestein. Editions Les Arènes


J’ai donc avalé la pillule rouge mais contrairement à Neo dans Matrix, l’effet n’a pas été immédiat. Il m’a fallu beaucoup d’effort pour en arriver là. J’y ai consacré chaque minute de ma vie ces six derniers mois. Sans relâche, je me suis attachée à contrôler mon attention avec ténacité, seconde après seconde, pas après pas, inspiration après inspiration. De la seconde à laquelle je me réveille jusqu’à la minute où je m’endors, je concentre mon attention sur le moment présent, sur mon corps et sur mon ressenti. Au cas où je divague dans des proliférations mentales dont j’ai le secret (voir cet article et celui-là), je reviens tranquillement à ce que je suis en train de faire en ne portant plus attention à ces états d’esprits et reflexions. L’exercice est aussi simple que cela. Ne plus s’accrocher à ses pensées. Ne plus croire qu’elles sont l’unique réalité et qu’elles sont l’unique source qui gouverne nos actions.

Pour ceux qui sont intéressés par la méthode laïque comme j’en parlais dans mes précédents articles sur la méditation, il s’agit de la méthode MBSR (Mindfulness Based Stress Reduction qui signifie reduction du stress par la pleine conscience). Si vous êtes interessés par le contenu de la méthode, je vous conseille la lecture de ces deux ouvrages:

“Méditer jour après jour” de Christophe André 

“Apprendre à méditer, la méthode MBSR à la portée de tous” de Bob Stahl et Elisha Goldstein

J’ai adoré le livre de Christophe André écrit en prose poétique et pour lequel chaque chapitre est introduit par un tableau d’un grand peintre. Avis aux âmes artistes! Christophe André choisit de beaux mots et s’exprime avec une sensibilité qui me touche au coeur. Ce livre est accompagné d’un CD sur lequel est proposé des exercices de méditation.

Le deuxième est vraiment un livre qui propose une méthode avec des exercices à réaliser, des tableaux de suivi à remplir. De nombreux témoignages illustrent les différentes étapes. Je recommande plutôt celui-ci pour les méthodiques, ceux qui apprécient de suivre un protocole rigoureux pas à pas plutôt qu’explorer à l’instinct.

Ces livres sont “mainstream” et peuvent se trouver chez son bibliothécaire et donc pas besoin de se ruiner. Pour ma part, je les ai trouvé à la médiathèque de ma commune qui ne compte que 6000 habitants.


Réduction des symptômes liés à l’autisme

Le bilan est le suivant: après 6 mois d’entraînement intense (surtout ces deux derniers mois), Voilà ce que j’ai observé:

  • Les interactions sociales ne me fatiguent plus autant
  • Je n’ai plus besoin de m’isoler pour me ressourcer
  • Je n’ai plus peur de décrocher mon téléphone pour appeler un inconnu (en passant, j’en profite pour faire de la pub à Aspigurl dont j’adore les comics: allez voir son travail de talent)
  • Je n’ai plus besoin de contrôler mon programme de la journée. J’arrive à faire face à l’imprévu sans angoisse. Je ne réflechis même plus à ce que je dois faire. Je laisse la journée se dérouler au lieu  d’imposer un programme et d’essayer de m’y coller.
  • Je suis moins anxieuse, stressée. Je ne ressens plus ce serrement dans la poitrine quand arrive une situation imprévue.
  • Je n’ai plus besoin de me répeter des scénarii sociaux avant une interaction avec quelqu’un. Il y a de la spontanéité dans mes échanges. De même, je ne ressasse plus les dialogues après une interaction sociale.
  • Je n’analyse plus si mon comportement était approprié ou non lors d’une interaction
  • Je ne me sens plus angoissée si je ne prévois plus les choses à l’avance
  • J’ai réduit toutes mes hypersensibilités: au bruit, au toucher. Je peux à présent travailler la porte de mon bureau ouverte ou me concentrer alors que les souffleurs de feuilles s’activent dehors, ce qui était impossible avant cela. Mon attention n’est plus écartée de ma tâche par une mouche qui vole ou un scooter qui pétarade au loin. Je n’ai plus sans arrêt froid, je ne ressens plus les changements de température ou d’humidité. Maintenant, je marche tout le temps pieds nus et je ne me sèche plus les cheveux avant d’aller au lit ce qui était inconcevable il y a encore quelques mois.
  • Je n’ai plus de forts changements d’humeur. Autrefois, je pouvais passer de l’extase à la déprime dans la même journée (cyclothymie). A ce jour, mon comportement est moins dicté par mon humeur.
  • De façon générale, j’ai confiance en moi et en mes capacités intellectuelles, sociales et émotionnelles. Je ne compare plus mes capacités à celles des autres. Je n’y pense même plus, à vrai dire. Il y a encore quelque temps de cela, je me disais interieurement malgré l’acceptation de mon autisme “tu réagis comme ça parce que tu es autiste” ou encore “tu ne tiendras pas le coup à cet évènement à cause de ton autisme”. Cette barrière psychologique invisible et incapacitante que je m’imposais est tombée. Cela provient sans doute du fait que je respecte davantage mes limites personnelles et que je saurais les faire respecter sans même ébranler ma confiance en moi. Il existe un exercice de pleine conscience dit “méditation de la montagne “ qui consiste à s’imaginer incarner une montagne. Je sens aujourd’hui cette force en moi, je me sens roche à tout moment.
  • Je peux faire deux heures de courses au supermarché le samedi après-midi sans plus me sentir proche du meltdown. Je sens que mes capacités cérébrales sont plus stables. Je ne ressens plus de surcharge liée aux stimuli extérieurs. D’ailleurs, je ne réagis plus aux stimuli extérieurs. Fini les mains sur les oreilles en réaction aux bruits soudains et intenses et les sursauts quand quelqu’un parle fort derrière moi ou qu’un objet tombe par terre.
  • ma concentration sur mon travail intellectuel est accrue. Je n’ai plus ce besoin de papillonner entre mon téléphone, facebook, les statistiques de mon blog, le journal. Je ne suis plus dérangée par une conversation dans le couloir et je suis beaucoup plus efficace et ai moins recours à la procrastination face à une tâche complexe.

“Ce n’est pas que j’accepte mieux mon handicap parce que j’ai réduit mes symptômes. J’ai juste pris conscience que j’étais simplement un être humain sur cette Terre et que j’y avais toute ma place. “


Mes exercices pour en arriver là

  • Une étude théorique de la méthode MBSR et de la méditation de pleine conscience
  • Une pratique régulière et soutenue de pleine conscience basée sur la méthode MBSR et sur la méditation bouddhiste.

Pour me concentrer à cette tâche en plus de mon travail de chercheuse et de maman solo, j’ai renoncé temporairement (sur plusieurs mois quand même) à bon nombre de distractions extérieures: lecture, facebook, écriture, visionnage de séries TV. J’ai même délaissé toutes mes correspondances avec mes amies aspies (toutes mes excuses pour ces courriels restés en suspens mais il y avait urgence! Urgence à se soulager, à s’apaiser, à goûter aux bonheurs simples de la vie. Clin d’oeil à Laura, Doro et miss Summer) ainsi que mes nombreux projets d’aide aux autistes et artistiques. Je suis revenue à une vie extrêmement simple voire simplissime mais incroyablement plus heureuse.

Il n’est peut-être pas constructif de mettre un temps de méditation car tous les méditants sont différents. Rappelez-vous, j’ai commencé des exercices de respiration de 5 minutes.


Conclusion

La méditation de pleine conscience a changé complètement ma vie en réduisant bon nombre de mes symptômes liés à l’autisme (hypo- et hypersensibiltés, anxiété liée aux interactions sociales et aux imprévus, absence de filtre auditif…) sans doute sous l’effet neuroplastique de la méthode sur le cerveau. J’invite chacun, autiste et neurotypique à s’y mettre pour réduire son stress, vivre en harmonie avec soi et les autres en découvrant sa richesse intérieure. Laissez votre scepticisme de côté et testez par vous-même! Vous pourrez alors abandonner si vous ne voyez pas d’amélioration mais ne rejetez pas l’idée avant d’avoir expérimenté par vous-même. Ne me croyez pas sur parole. Pratiquez pour vous rendre compte par vous-même. Asseyez-vous, fermez les yeux et soufflez. Commencez par une minute, c’est déjà beaucoup.


A mes amis autistes et méditants,

Vous qui m’aviez envoyé des messages lors de mes précédents articles sur la méditation, je vous invite à écrire noir sur blanc sur cette page, vos témoignages afin d’essayer de convaincre le plus grand nombre d’autistes qu’il existe des mesures simples, accessibles à tous et gratuites pour augmenter leur bien-être.

Sortez vos lance-pierres, la montagne ne bougera pas!


Merci à Joshua Reddeko et Michel Paz pour ces deux magnifiques clichés.

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2 réflexions sur “L’Eclaireuse

  1. Je ne sais même pas par quoi commencer tant le sujet est passionnant …

    J’ai acheté ce livre de Christophe André « Méditer jour après jour » il y a 6 ans quand j’ai commencé à vouloir « gérer » mes crises d’angoisse. Selon moi, il est unique en son genre de part le croisement méditation / l’Art. Ce livre est toujours à mes côtés dans mon atelier. C’est clairement un livre thérapeutique pour moi. Il fait du bien à l’œil et à l’âme. Il réconforte et me recentre rapidement. Pour les personnes sensibles à l’Art, à la poésie, on aime forcément.

    Avant de continuer et pour préciser ce petit témoignage, je souhaite dire je suis en cours de diagnostic TSA, ma fille de 8 ans est diagnostiquée TSA. J’ai par contre reçu un diagnostic de trouble de l’humeur (cyclothymie) il y a 5 ans.

    Aujourd’hui je ne médite plus que 2 fois par semaine mais en lisant cet article ça me rappelle violemment, le temps où je méditais beaucoup plus et effectivement les effets étaient bel et bien là: plus centrée, moins disparate, moins d’hyperactivité, une prise de conscience du fonctionnement de mes pensées, ne plus les suivre systématiquement (cet enseignement je l’ai toujours gardé depuis. Les commentaires désagréables glissent sur moi…)
    Tu me donnes envie de m’y remettre. : )
    J’avoue que ce 2ème ouvrage avec des exercices, feuilles à remplir.. serait ce qu’il me manquait à l’époque peut-être et m’aiderait à plus de régularité. Je vais y regarder de plus près !

    Tiens, une pensée naît en moi à ce moment (elle est récurrente quand je pense à ce sujet), elle me dit que cette attitude sereine qui découle de la méditation est contraire au « moi-artiste », à mon processus créatif survolté. Que c’est dans la fougue que je crée, que c’est dans les projets fait dans l’urgence, pris à outrance, au délais trop court, non raisonnable, que le « génie créatif » surgit.
    A chaque fois je l’écoute cette pensée, j’essaie de la laisser passer, comme les autres pensées mais pourtant elle peut être vrai…il faut bien dire que j’ai déjà expérimenté les deux états: être dans cette vie sereine, méditative, où tout est là et je créais « comme il faut » mais j’ai expérimenté le contraire aussi. Cela est serait un sujet à lui tout seul. Et ma réflexion en est là: puis-je rester dans cet état « zen » et faire mon oeuvre, celle « qu’il faut », qui me représente, est-ce ma vrai nature,
    Cette ambivalence toujours…

    Mais pour revenir au sujet plus précisément, je reste convaincu qu’il ne peut y avoir que des bénéfices à ce genre de pratique, petits ou grands, peu importe. Ca apporte forcément quelque chose !

    La psychologue de ma fille, spécialisée TSA (et qui je pense l’est elle même aussi 😉 lui a proposé la dernière vague en matière de TCC: l’ACT (thérapie de l’acceptation et de l’engagement).
    Et l’outil principal c’est… la pleine conscience ! J’ai lu un livre bien fourni, destiné aux psy, sur cette thérapie et je trouve qu’effectivement c’est bourré de zen « laïcisé », de principe de méditation… Ma fille n’en ai qu’à sa 2ème séance, et j’avoue que je pense que la psy va bien ramer ! Le lâcher prise à 8 ans …c’est pas simple ! Tout ça pour dire que même chez les psy cette pratique arrive.

    A chacun de tenter mais en tout cas, Aspipistrelle je ne suis aucunement choquée par ton article.

    PS: Il « faut » que je t’écrive tant j’aurais de chose à te dire 🙂 c’est noté dans mon agenda depuis des mois, je redoute l’effort que ça va me demander: la longueur de mon mail et toute l’intensité que je vais y mettre lol…. touchée de la dédicace : )
    De temps à autre, j’ai une amicale pensée pour toi.

    A bientôt

    Aimé par 1 personne

  2. Bonjour Aspipistrelle et Dorozze. La lecture de cette page a été passionnante et très positive , pour moi , et je vous remercie. Comme Dorozze , j’aurai tellement de choses a dire ( écrire ) qu’il serait peut-être plus simple d’écrire un livre. Mais je ne suis pas un spécialiste de l’écriture , enfin , je verrai plus tard. Juste pour l’instant des réflexions et , peut-être , des pistes de travail : 1- Je ne pense pas que l’autisme soit un handicap , bien au contraire. Mais vu par ce monde cartésien , matérialiste , qui prône la performance à tous les niveaux , au service de « l’argent roi » , nous sommes effectivement placés « sur la touche » , car ce monde préfère ignorer et classer ce qu’il ne comprends pas. L’autisme est au contraire , selon moi , une évolution naissante , de « la main de la nature », qui concerne l’humanité , et malheureusement , comme toute création et inovation , comporte des « imperfections » et « loupés » : l’autisme « grave et profond ». 2- Je suis , actuellement , dans une période où de profonds changements sont entrain de s’operer , sans aucune action volontaire de ma part. Ceci dit , cela fait déjà un moment que je m’intéresse de plus en plus à la pratique de la méditation boudiste , et il va falloir que je m’y mette , pour aller dans le bon sens et renforcer ce qui s’opère naturellement. 3- Il est impératif de retirer , dans la mesure du possible , les enfants autistes de haut niveau , de l’éducation nationale qui a pour but « d’éduquer » , ce qui n’est pas son rôle (ÉDUCATION NATIONALE au lieu d’enseignement national) , car cette instance a pour but de fabriquer de futurs serviteurs du système humain actuel. Je vois , avec un immense plaisir , apparaître dans notre humanité , de « nouveaux talents » , dont beaucoup sont du domaine artistique , mais pas seulement , à un moment où l’humanité a , devant elle , des défis colossaux a relever. ( Hazard ? Le Hazard n’existe pas ..) J’ai aussi vu , il y a un an , une petite fille de 7 ans , ayant une mère extraordinaire , faire une chose incroyable , dans le cadre d’un lunch convivial , à la fin d’une formation reiki. Une des personnes présentes , après un « faux mouvement » s’offrait d’une forte douleur au niveau de la collone vertébrale. La petite fille jouait dehors , devant le bâtiment , et sa mère l’appele pour soulager cette personne souhaitante. La petite fille lui répond : « je sais , j’arrive » ! Avec ses deux mains et ses doigts libres et en mouvement , elle agit , à l’endroit de la douleur , sans avoir demandé où elle se situait , en disant « pouitpouit  » durant 3 sc. Puis elle repart rejoindre ses amis de jeu en disant « voilà , c’est fait ». La personne en question ne ressentait plus aucune douleur…. Si mes réflexions et mon témoignage peuvent servir à la construction de l’édifice , j’en serai très heureux. Durant l’écriture de cette réponse , j’ai été dérangé plusieurs fois , et il y a peut-être des « bugs ». Je vous remerci de votre attention et vous souhaite une excellente journée.

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