L’Impermanence

 

L’impermanence,

Depuis toujours, je vis dans l’impermanence des choses, du bonheur, de la possession, de l’amour. Je ne sais pas d’où vient ce trait de caractère. Si cela vient du fait que je sois autiste ou tout simplement réaliste, hyperlucide. J’ai pris l’habitude de savourer des mets, une compagnie, la vue magnifique depuis ma fenêtre… J’ai conscience que je n’aurai pas toujours à manger à ma faim, à mon goût, que cet ami va partir, que les vicissitudes de la vie vont me conduire vers un autre logement.

Pour ce qui est de l’amour, c’est pareil. Je n’ai jamais cru à « l’amour de ma vie » car je sais combien les expériences que nous vivons peuvent nous changer et nous rendre étranger à l’autre.

Cette façon d’être au monde gêne, dérange. C’est rabat-joie me dit-on.

 

Je vis comme quelqu’un qui sait qu’il peut mourir à chaque minute, d’un caillot bloquant une artère, d’un véhicule déviant de sa trajectoire, d’une chute dans un escalier.  Il m’arrive souvent de relativiser les évenements qui me préoccupent en les remettant en perspective:  » et si c’était ta dernière heure à vivre, aimerais tu la passer à songer à cette personne qui t’ a tenu ces propos blessants? »  Je pense à la mort…souvent, sans que cela soit morbide mais comme une des facettes de la vie. Comme un trait qui me rattache à mon humanité.

Ca déroute, ça dérange.

Je fus pauvre, je fus à l’aise financièrement. Je me rappelle avoir rempli ma voiture de 3 cartons puis partir en Europe. Je me rappelle avoir exulté à l’idée d’acheter cette maison dans cette banlieue huppée. Je fus autrefosi habillée de fripes, puis de vêtements de marque.

La roue de la vie tourne dans un mouvement perpétuel. J’aurais aimé continuer  à être heureuse dans cette immense maison lumineuse. J’aurais aimé continuer à couler cette vie douce et chaleureuse.

Je suis à l’aube d’un nouveau changement. Les cartes sont battues. A nouveau.

Je fais le choix de penser que la vie n’a pas fini de m’étonner et que ce chemin qui m’attend sera aussi semé de petits bonheurs qui ne durent pas.

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3 réflexions sur “L’Impermanence

  1. Etonnant, je me reconnais. Pensez-vous que les non autistes n’ont pas ce sentiment qui assaille sans crier gare ? n’oublions pas là les peintures sur le temps qui passe dites « les vanités »…http://www.copiedouble.com/content/histoire-des-arts-les-vanités et aussi aux cranes qu’on voit imprimés sur les tee-shirts. Je pense plutôt à une grande sensibilité… et peut-être la solitude… je ne pense pas que les joueurs de foot y pensent souvent…

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