La Fille Qu’On N’Invite Pas

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La fille qu’on n’invite pas

La fille qu’on n’invite pas, c’est moi.

En ce moment, je souffre de ce manque d’amitié et surtout je remarque que ce n’est pas prêt de changer et pourquoi cela? Parce que je suis née de sexe féminin. Je m’explique.

 

Je ne sais pas pourquoi mais j’ai toujours eu de grandes amitiés avec des garçons. Ma mère m’a toujous dit que j’étais un garçon manqué. C’est peut-être pour cela. Après tout, on parle du « cerveau masculin » chez les femmes autistes Asperger. C’est vrai que j’aimerais être un homme, ça me faciliterait la vie car alors je collerais mieux aux stéréotypes de mon genre. Je pourrais parler pêche à l’anguille, microbrasserie de bière et mathématiques sans gêne.

Moi, je suis celle qu’on n’invite pas.

Faut dire que pour commencer, j’ai pas un métier qui pourrait susciter de l’admiration ni même des questions, parce qu’on n’a même pas idée de ce que ça fait de ses journées, une scientifique et puis d’ailleurs, c’est pas un métier d’homme, ça?  » Ha…, t’es la seule femme dans ton équipe? ( ton suscipieux de l’interlocutrice ). Parfois, tu pars bosser une semaine jour et nuit avec tes collègues dans un endroit clos (le laboratoire) ( ton presque accusateur ). Bref, c’est pas top pour commencer une amitié avec une femme, sauf peut-être avec une autre chercheuse ou une mathématicienne mais ce sont des espèces plutôt rares dans mon voisinage. Est-ce que si je changeais de métier, j’aurais plus d’amies? Je pense que j’aurais dû faire vétérinaire ou mieux : pédo-oncologue. Ah oui, ça c’est un métier à avoir des copines!

Pourquoi, je n’ai pas de copines? Le problème, c’est que j’ai tendance à bien m’entendre avec leurs maris ( à cause de mon cerveau masculin, voir plus haut ) et ça, j’ai bien compris que c’était inacceptable dans notre société. Heureusement que lorsque j’étais ado, mes meilleurs copains étaient homo, ça facilitait bien des choses. Bref, je ne peux pas inviter le voisin à boire une bière à la maison pour discuter des stratégies au poker alors que ça ne choquerait personne si j’invitais la voisine à boire un thé pour parler des derniers vernis à ongles Sephora ( sachez que je peux faire ce grand écart et aborder ces deux sujets de conversation à 2 minutes d’intervalle). J’ai compris, quand j’étais jeune et à mes dépends, qu’il ne fallait pas essayer de devenir amie avec le petit copain des copines. Pas bien, pas bien du tout!

 

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Si j’étais née garçon, je serais sûrement moins seule

Mais attention, l’inverse est vrai aussi! Un collègue de travail ne m’invitera jamais à venir voir sa collection d’appareils photos chez lui, même si nous partageons la même passion pour la photographie. Absurde.

Quand je travaillais aux Pays-Bas, j’ai eu deux grandes amitiés masculines. Un physicien français qui attendait patiemment que sa femme le rejoigne pour se marier et un autre physicien russe. Ce dernier m’avait invité chez lui car il voulait me montrer son lit qu’il venait de fabriquer de ses propres mains. J’y suis allée car je me sentais à l’aise avec lui. Il s’est avéré que dernièrement, son fils a été diagnostiqué autiste et je pense a posteriori que lui aussi est Aspie. Cela expliquerait pourquoi, nous nous sommes bien entendus tout de suite.

En résumé, j’ai des centres d’intérêts que je qualifierais de masculin ( se promener au magasin de bricolage pour aller voir les nouveaux accessoires du multi outil, c’est une occupation très peu partagée par les femmes même si les moeurs changent) mais la bienséance m’interdit de me lier d’amitié avec des hommes donc je reste sans aucun ami. Et là, ce soir en particulier, ça me rend très triste. J’ai la boule dans la gorge parce que je ne peux pas partager mes passions avec qui que ce soit, homme ou femme. Alors s’il vous plaît, aujourd’hui, écrivez-moi un petit mot gentil. J’ai vraiment besoin qu’on me remonte le moral.

Suivez-moi sur Facebook ou Instagram ou contactez-moi : aspipistrelle@yahoo.fr
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49 réflexions sur “La Fille Qu’On N’Invite Pas

  1. Bon courage à vous… L amitié est une chose rare, la vraie….. Peu importe le metier ou les passions c est avant tout une chance….. Celle de la rencontrer….. Ou pas…..
    Je pense que vous êtes vraie et très intéressante…. De par ce vécu…. Ne perdez pas cette immense richesse….. Bonne soirée f

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  2. bonjour à vous…. Et vous, invitez-vous ? des petites soirées impromptues avec plusieurs personnes (collègues avec leurs amies s’ils sont en couple)….. créer l’alchimie d’une soirée réussie où les murs se craquèlent un peu…. s’ils ont passé une chouette soirée, vous devriez avoir les invitations en retour…. Une chouette fille qui sait recevoir est plus facile à inviter… il faut savoir semer pour récolter…. La rivière coule. l’énergie des amitiés aussi…. Savoir donner et savoir recevoir…. Pour mon fils autiste, nous faisons deux grandes soirées par an… Informelles il y vient entre 15 et 25 personnes…. Au fil des rencontres, des relations se créent et karim peut sortir de temps à autre, être invité à une soirée….Et ça change sa vie… bonne chance à vous rita

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    • Bonsoir Rita,
      Et bien oui, c’est bien cela le problème! C’est que j’invite. En général, on passe un bon moment mais ça ne va jamais plus loin. On invite mon mari par contre à l’issue de ces soirées à faire des activités. C’est en comparant que je me rends compte du peu d’interet que je suscite malheureusement.

      C’est bien ce que vous faites pour votre fils! Continuez!

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  3. Peut être que l’erreur est de croire que l’amitié c’est facile pour les neurotypiques. L’amitié, c’est un truc compliqué et les amis sont rares. Mais en fait, j’en connais une toute pareille que toi, une personne vraiment super, tout aussi Aspie et avec les mêmes passions. Je vais lui passer la référence de ton blog. Change rien, tu finiras bien par trouver un/une amie fidèle et qui correspond à tes critères d’amitiés. Asperger ou pas, qu’est-ce que ça peut faire, on ne va pas focaliser sur un détail, non ? 🙂 Allez courage !

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    • Bonjour Tayana2pense,

      Je suis d’accord, il ne faut pas focaliser sur le caractère aspie ou NT. A vrai dire, que ce soit un homme, une femme, une personne âgée, peu m’importe! Mon ami ne doit pas forcément me ressembler. Je garde espoir, la vie offre toujours de bonnes surprises.

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  4. Bonjour,
    Ma fille est multidys et de par sa différence n’a pour ainsi dire pas d’amis … Pour ma part, j’ai souffert des rapports d’amitiés et des codes societals en la matière durant mon enfance et une bonne partie de ma vie d’adulte !
    Mes meilleurs amis sont des hommes et les femmes qui me fréquentent ne font pas parties des schémas types.
    Bref, je serai ravie de t’inviter 😉

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  5. Ton post me touche beaucoup. Je n’ai personne non plus avec qui partager mes passions. Les amis que j’ai eu se sont souvent éloignés dès qu’ils ont eue une copine. C’est vraiment difficile à vivre 😦

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  6. Votée texte m’a beaucoup touché. Je suis maman d’un multi dys 8 ans, j’ai étais AVS d’un petit garçon formidable autiste. Cela nous fais souffrir de voir nos enfants, ou personnes à laquelle nous tenons subir cette éloignement social.
    Mon fils n’a pas de vrai ami, mais je lui ai fais remarquer qu’il s’entendait mieux avec des personnes plus âgés. Et c’est mon conseil, chercher un ami ou une ami qui n’a pas forcément votre âge, qui ne fait pas forcément la même chose, mais dont l’alchimie fait que l’amitié se crée et qu’il ou elle s’intéresse sincèrement à ce que vous faites, qui vous êtes.
    Je ne suis pas autiste, mais j’ai des connaissances, des personnes que j’aime côtoyer, mais seulement 1 personnes à le qualificatif d’amie. Je sais que demain si je suis à la rue c’est la seule vers qui me tourner. C’est pas facile de nos jours d’avoir de vrai ami, les gens pense plus à leur intérêt qu’à ceux des autres.
    Je vous souhaite de trouver quelqu’un qui puisse vous comprendre et vous appréciez tel que vous êtes.

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    • Bonjour Math,
      Je vous remercie pour votre chaleureux message.
      Malheureusement, les troubles dys sont aussi des handicaps invisibles souvent mal compris par les autres. Il y a des enfants dys aussi dans ma famille et ils souffrent de cette acharnement des adultes à penser que s’ils ne réussissent pas c’est à cause d’un manque d’effort de leur part.

      Je n’ai pas vraiment de critères pour mes amis. Ils peuvent être jeunes, vieux, homme, femme, homo, chauve, gros, tatoué, noir, je n’ai pas de préjugé. La diversité de l’humanitè en fait sa richesse.

      Encore merci d’avoir pris le temps de me laisser un petit mot gentil

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      • Moi je suis une vieille aspie. Pour les amis aussi,j’accepte tous les gens,tous les àges et tous les genres…Jeune je n’avais pas d’amis,mais est-ce que j’en voulais ? J’etais mieux dans la solitude et je vivais DANS mes livres.Le premier qui m’a marqué c’était « les raisins de la colère » Dans ma tete j’etais la jeune femme enceinte dont le mari s’en va. En fait je voulais des enfants mais pas d’homme ( ni de femme) Je n’ai pas pu élever ma fille,ni rester avec son père.A 24/25 ans je m’entendais mieux avec les ados garçons de 13-14ans .Alors on pensait que…Ca ne se fait pas. Bon,j’ai pas trop de temps,mais,en bref,j’ai eu une vie solitaire,difficile parfois,et j’ai connu le rejet,les moqueries,le chomage…C’est du regard des autres que j’ai le plus souffert,et de ne pas « coller » aux normes (ce qui va de pair) En FRANCE,les normes,la pression sociale etc,je crois que c’est pire qu’ailleurs. J’ai eu la chance ENORME d’etre née dans une famille cultivée et aisée.Il y a bp d’aspis dans la rue…Bien sur j’ai vu des psys,encore et encore ça n’a rien donné sauf des anxiolytiques et anti dépresseurs ,ça m’aide,helas,mais avec l’age il y a des effets secondaires comme une sarcopénie et un syndrome de fatigue chronique. Si j’etais née plus tard et diagnostiquée,j’aurais pensé « ah,c’est donc,cela! » je serai allée sur internet,j’aurai lu des livres,noué des relations. Les autistes,ça grandit,ça vieillit,aussi; La FRANCE DOIT SE REVEILLER. J’espere que mon témoignage sera publié et lu. MERCI Apipistrelle.

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    • Bonjour Célia,
      Merci pour l’invitation. Pour le moment, j’habite à plus de 400 kms de Paris donc ça va être difficile de passer boire le café mais si je viens dans le coin pourquoi pas ;-).

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  7. Je connais bien cette situation, le souci vient de l’idée qu’un homme ne peut être ami avec une femme sans intentions sexuelles derrière.
    C’est très commun, on m’a soupçonné plusieurs fois de vouloir coucher avec untel ou d’en être amoureuse juste parce que j’étais son amie, ou alors on me traitait de naïve en me disant que mon ami ne voulait que coucher avec moi mais que j’étais trop bête pour m’en rendre compte (bon je ne dis pas que ça n’a jamais été le cas, je suis effectivement naïve).
    Les clichés sur les hommes et les femmes sont très vivaces et peu s’en rendent compte.

    Mais il y a des femmes qui ont des centres d’intérêts attribués d’ordinaire aux hommes et des hommes qui croient en l’amitié en homme/femme, tu finiras bien par en rencontrer !

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    • Bonjour Freya,

      Tout pareil que vous! Quand j’étais ado, on m’accusait de faire exprès et de vouloir piquer les mecs des copines!

      J’espère vraiment rencontrer quelqu’un de chouette. Je suis super impatiente là, je trépigne ;-).

      Encore merci pour votre message!

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  8. Je suis maman d’un fils multidys qui rentre souvent de l’école très triste car il a passé sa journée à se faire traiter de fou par ses camarades de classe. Son trouble le plus important est la dyspraxie.
    C’est un enfant qui ne peut pas jouer au foot pendant la récréation car la dyspraxie est un handicap
    qui affecte la motricité. Passionné d’histoire il préfère parler avec des adultes de Marie Antoinette.
    Je suis heureuse d’avoir un enfant DYS , c’est un être formidable très sensible et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour qu’il s’intègre au mieux dans cette jungle humaine. Son papa est aussi
    dys, diagnostiqué à 40 ans , artiste solitaire, en marge des conventions sociales. Vous finirez par rencontrer des personnes qui vous aiment pour ce que vous êtes. Et quand bien même vous vous sentez mieux avec des hommes et bien faites et moquez vous des préjugés . si d’autres éprouvent de la jalousie cela les regarde. Il y a et j’en suis sûr plein de gens qui vous ressemble et c’est tant mieux.

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    • Bonjour Totoro ( j’adore votre pseudo ;-))

      Je connais bien la dyspraxie car des enfants en sont atteints dans ma famille. Effectivement, c’est un handicap invisible souvent mal compris même par le corps enseignant, malheureusement. Ces enfants marchent , parlent, ont l’air comme les autres et pourtant pour bien des actes simples de la vie quotidienne comme ranger ses affaires dans son sac ou bien jouer au foot, c’est difficile.

      Je vous remercie d’être passé sur mon chemin et de m’avoir laissé un petit mot. Je vous embrasse.

      J’espère que votre enfant trouvera un vrai ami un jour.

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  9. Ton message me touche beaucoup, je suis maman d’une jeune fille multi dys limite aspergirl, elle n’a jamais eu vraiment d’amis et n’est jamais invitée. Cela me rend triste pour elle mais à bien y réfléchir au travers de votre blog, je me rends compte que moi-même, j’ai des soucis aussi de relations sociales , j’ai aussi un métier dit d’Homme et gère ma vie seule avec ma fille qui a pas mal de souci à croire que ca fait peur au monde autour car, on me prend pour une superwoman et en même temps on me dit trop dure, et pourtant s’ils savaient, ils découvriraient mon hypersensibilité … je me sens aussi parfois assez seule et être une femme différente avec un métier à enjeu n’aide pas à entrer chez des amis en couple, moi le garçon manqué par moment s….
    Alors moi je t’invite quand tu veux !! tu ne m’inquiètes pas du tout et ne m’impressionnera pas non plus forcément
    A un de ces jours

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  10. A vous, Aspipistrelle qui avez écrit ce post et à vous tou-te-s aussi qui avez laissé une réponse, j’envoie des pensées chaleureuses et amicales, justement.

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  11. Bonjour Apipistrelle, vous êtes peut-être la fille que l’on invite pas mais vous êtes celle que l’on comprend et qui a écrit ce que nous sommes nombreux à éprouver, alors on a envie de vous écrire un mot pour vous dire que nous sommes là, avec vous…
    Même si je n’achète souvent rien, je préfère passer deux heures dans un magasin de bricolage à regarder ce qui se fait plutôt qu’une 1/2 heure dans un magasin de vêtements, je fuis toutes les célébrations où il y a du monde, cela m’angoisse de parler à des personnes car je ne sais pas « faire la conversation » comme tout le monde, j’ai très peu d’amis, mais ma « bulle intérieure » est finalement trop envahissante pour qu’il en soit autrement…
    Quant aux hommes c’est difficile de lier une amitié avec eux, soit ils sont mariés et leur compagne est rarement bienveillante, soit ils sont célibataires et ne tiennent pas l’amitié sur la durée…
    En tout cas, sachez que vous n’êtes pas seule et j’espère que ces messages qui vous ont été adressés vous auront remonté le moral !

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    • Bonjour Valérie et merci pour votre gentil message. Effectivement, vous me remontez le moral.

      Merci de vous être arreté par là et d’avoir pris le temps de m’encourager.

      Peut-être que si on organisait un goûter ou apéro aspie avec droit de dire des choses incongrues et de quitter la salle sans dire au revoir dès qu’on est en surcharge ou qu’on se sent  » con » alors on se sentirait plus en confiance :-).

      Encore merci!

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  12. Comme ton texte me parle !
    Comme toi, j’ai une facilité déconcertante pour me lier d’amitié avec les hommes. Capacité qui rendait mon ex très jaloux et que j’ai dû écraser. Dommage, j’ai perdu beaucoup de temps et beaucoup de confiance en moi durant de nombreuses années.
    Bien sûr, comme toi, très tôt dans ma jeunesse j’ai compris la problématique liée à la copine du copain qui pouvait mal juger cette amitié. Aussi, j’ai longtemps opté pour des amitiés exclusivement féminines. J’ai appris la pause du vernis, le lisse-cheveux, le mascara sur les cils et j’en passe. Bien sûr j’étais la bonne copine, rigolote, qui ne captait rien à rien, mais ça passait. Mais moi, je n’y trouvais pas mon compte et je préférais m’en retourner dans ma maison avec mes livres et mes peintures.
    Force est de constater que mon cerveau « masculin » attire les cerveaux « masculins (en plus d’un joli petit minois certes mais bon, qui s’étiole avec les années). J’ai longtemps cru que cette « affaire » était liée au fait que j’ai grandi avec trois frères et que donc, naturellement, en grandissant je choisissais d’être entourée de « frères » de substitution. J’étais un garçon manqué aussi.
    Le truc de bien dans mon choix de vie c’est qu’en tant qu’artiste peintre, j’ai longtemps été entourée d’hommes et que cela me convenait très bien : des amitiés bien « viriles », franches et sans prise de tête (dieu que les filles sont compliquées). Et puis, la profession s’est féminisée. Misère… lol
    Je reviens justement d’un vernissage. Un bain de foule (yupi), des parfums multiples (re-yupi) et des inconnus qui m’écrasent (encore yupi). J’ai tenu le coup grâce à des hommes, à leurs conversations riches et intelligentes qui m’ont captivée et m’ont permis de sortir du contexte et d’échanger naturellement. Je fuis la superficialité en fait.
    Attention, je ne dis pas que les femmes sont inintéressante hein !? J’ai quelques amies qui me sont très chères mais elles sont « âgées » (pardon les filles si vous me lisez) et c’est leur philosophie de vie, leur recul sur l’existence et leur courage qui me fascinent et nourrissent ma sensibilité. Elles sont belle, avec un grand B.
    J’ai la chance de vivre avec un compagnon (depuis quatre ans) qui comprend mon empathie (oui oui, je suis une Aspie empathique, ça existe) pour les hommes. J’avance toujours sur des œufs dans mon relationnel avec eux car, comme toi, je suis bien consciente de la bienséance. Et puis, en fait les choses se font naturellement et j’invite régulièrement à la maison tous ces potes franchouillards ou timides ou poètes… avec leur femme (ou leur homme) autour d’une bonne table avec mon chéri qui s’éclate de voir tant de belles énergies. C’est joyeux, vivant et tellement rassurant : de la belle communication par delà les apparences, par delà l’identité sexuelle.
    Mon meilleur ami (que j’appelle « ma meilleure copine ») est un garçon. C’est un Aspie aussi.
    Je crois qu’il n’y a rien à faire. Lorsque l’on est comme on est, il ne faut pas se poser plus de questions que les neurotypiques. Faire comme on le sent. Aller là où l’on se sent à l’aise. Abandonner les lieux, les évènements qui nous stressent (même si j’ai encore tendance à faire des efforts à cause de ma profession). S’entourer de bonnes personnes quelles qu’elles soient et profiter de chaque instant comme n’importe quel vivant. On a droit au bonheur aussi. Tu as droit au bonheur. Avance petite Aspipistrelle. Tu as ta place. Tu es importante, bien plus que tu ne le penses. Tu es précieuse.
    Je t’embrasse ❤

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    • Bonsoir Yvette,

      Ca fait mal au coeur de pas être invité. Je ne sais pas si ça vous remonte le moral si je vous dit que vous n’êtes pas seule et que beaucoup souffre de cette exclusion. Travaillons à l’acceptation de nos différence et espérons que nos enfants vivent dans un monde meilleure.

      Je vous embrasse en retour.

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  13. Bon tu as la tête en bas mais tu vois d en haut pas mal du tout ! Il faut trouver la map bien l étudié hein ! pas te retrouver dans un bac à glace! Et chercher les amis …po facile ! Mais tu sais ç est comme Chercher Charlie lui faut le chercher parmi des tas et des tas de gens Et on fini par le trouver le Charlie donc ç est un peu pareil pour nous ! Ça prend du temps mais on y arrive … un peu d humour☺

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  14. Bonjour,
    C’est la première fois que je tombe sur votre blog, un peu au hasard de mes recherches sur le syndrome d’Asperger. J’aimerais d’ailleurs entamer des démarches pour un diagnostic.
    Et le premier titre d’article sur lequel je tombe m’interpelle, j’ai toujours été cette fille aussi, qu’on n’invite pas. Si les raisons changent avec l’âge, je n’en reste pas moins seule.

    La fillette qu’on invite pas, parce qu’elle se fiche des poupées et des jeux, qu’elle préfère parler des dinosaures, de la science et de questions existentielles avec les « grands ».

    L’ado qu’on invite pas, parce qu’elle croit avoir des « amis » qui n’en sont pas, et se moquent bien de ses déblatérations sur des sujets autres que l’amour, l’alcool et la fête. Et puis, pourquoi inviter quelqu’un qui ne boit pas et qui plombe la soirée, qui panique quand il y a du monde?

    Et la presque adulte qui se rend compte de tout ça, qui fait un effort (totalement non naturel hein), mais qu’on invite toujours pas. Parce que parler vernis et chaussures ne suffisent pas 😦 Contrairement à vous, j’ai la « chance » d’être intéressée aussi par des sujet considérés féminins, maquillage, mode… Mais croyez moi ça ne suffit pas. Pourquoi? J’en sais fichtrement rien. Peut-être parce que je suis trop intense sur les sujet dont je peux parler et trop limitée pour les autres sujets? Don’t know…

    En tout cas, c’est bien de lire qu’on est pas seule!
    Désolée, ce petit mot ne remonte pas le moral, mais je n’arrivais pas à rester sans répondre à votre article.

    Bonne continuation dans la vie!

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    • Bonjoir Mégane,

      Je vous remercie pour votre message, sincèrement.

      Je suis contente que vous vous sentiez moins seule dans cette histoire d’invitation!

      Je vous souhaite bon courage dans vos démarches.

      Bonne continuation à vous aussi.

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  15. Bonjour,

    Merci pour ton blog. Moi aussi j’ai reçu un diagnostic d’autisme. Même si je fais un métier très traditionnellement féminin, je me suis toujours mieux entendue avec les hommes. Être en relation avec des femmes m’a demandé 6 longues années de désensibilisation, de décodage, etc. Une vraie torture.

    Je crois que la principale chose qui m’ait donné la chance de me rapprocher des femmes, c’est mon côté extrasensoriel. Sinon, je n’avais aucune espèce d’affinité même si je suis capable d’être très féminine au besoin.

    Je me sens très différente dans ce bas monde et je me dois d’apprendre à m’aimer en dépit du fait que je ne peux rien y changer.

    Bonne journée!

    Nancy 🙂

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    • Bonjour Nancy,

      Merci beaucoup d’avoir pris le temps de répondre à ce post, ça me touche beaucoup.

      Tu as raison, on doit apprendre à s’aimer comme on est, c’est de cette façon qu’on pourra trouver le bonheur: sans aller contre sa nature.

      Encore mille mercis pour ce bout de temps que tu as pris pour m’écrire…

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  16. Je ne sais pas quoi dire de gentil qui ne serait pas banal, ou plan plan…

    Bon mais je me sens obligé de poster quelque chose, c’est plus fort que moi, pardon.

    Si l’on creuse un peu, il y a beaucoup de choses fausses chez ces gens « qui s’invitent ». Comme une pièce de théâtre aux milles figurants où chacun veut un petite rôle, juste histoire d’avoir l’impression d' »être ». Je n’y comprends moi-même pas grand chose, depuis l’enfance : une vaste farce, rien de plus, en fait. N’enviez pas des choses fausses, et ne vous en voulez pas d’être ce que vous êtes par la même occasion. Essayez aussi de louvoyer entre ce qui compte vraiment pour vous et les fameux « codes sociaux » issus tout droit de la préhistoire.

    Alors ok, bien sûr, dans ces moments où l’on se sent un peu « seul » (même si on est toujours seul, dans le fond…) un câlin ou une bonne tranche de rire, ça fait du bien. Donc bon, hop « hugh numérique ». Pour la tranche de rire, ne connaissant pas votre humour, je propose çà : https://www.youtube.com/watch?v=8mSed9Du0kU

    C’est a double tranchant. Soit je passe pour un abruti à l’humour d’urinoir, soit je vous ai fait rire.

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    • Bonjour Nixheb,

      Merci pour la tranche de rire! Oui, j’ai franchement ri et ça m’a fait beaucoup de bien.

      Alors merci pour cette intervention positive dans ma vie!

      Merci Merci d’avoirnpris ce petit détour par chez moi

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  17. Je me reconnais également dans votre article et dans les commentaires, celui de Mégane en particulier.
    J’ai beaucoup apprécié le livre de Carlos Tinoco « intelligents, trop intelligents » car il décrit bien ce que l’on peut ressentir au niveau des relations sociales, cette impression d’être totalement à contre-courant de ce que le groupe recherche. On peut apprendre le small talk, les codes sociaux mais ça ne donnera pas forcément sens à tout cela.
    J’ajoute qu’avec l’âge et l’hypersensibilité, ça devient encore plus difficile à affronter. Moi je n’arrive même plus à lancer d’invitations tant je sais que je serai épuisée de recevoir des personnes, aussi agréables soient-elles.
    Le web m’apporte l’ouverture dont j’ai besoin et je garde mon peu d’énergie à sociabiliser pour mes enfants, j’ai souffert que mon père ne fasse pas cet effort alors je m’efforce de faire mon maximum pour que mes fils ne soient pas en dehors du monde. Même si je sais qu’ils suivront le même parcours probablement et finiront par être ultra sélectifs à leur tour.

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    • Bonjour Liebelull et merci pour votre commentaire,

      Tout comme vous, je fais des efforts de sociabilisation quand il s’agit de ma fille ( aller aux anniversaires des copines, organiser un goûter, se rendre à la fête de l’école) pour lui montrer l’exemple mais ça reste très fatiguant effectivement.

      Le web est effectivement un bon lieu de rencontre virtuelle, c’est un bon compromis. Beaucoup moins fatiguant que de vériatbles rendez vous mais tout aussi intéressant la plupart du temps.

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  18. Bonjour,
    j’arrive un peu après la bataille mais je ne peux pas ne pas réagir à ce post. Ingénieur en génie mécanique (ca aussi c’est un métier d’homme… heureusement que je me suis orientée vers la qualité qui féminise un peu le truc 😉 ) ce post me rappelle les quelques tentatives de soirées que j’avais organisées avec mes collègues (tous des hommes) et l’espèce de gros malaise qui s’est installé à table avec nos conjoints (enfin surtout les femmes), nos sujets de conversations et nos plaisanteries s’étaient toutes envolées… je crois que leur conjointe avaient du mal à accepter qu’une autre femme (qu’elles ne connaissaient pas de surcroit et qui passait une bonne partie de la journée avec eux) connaisse si bien leur homme ! J’ai vite abandonné…
    Pour ma part, les relations de cet ordre, se créent au travail et restent dans ce cadre, ca évite les difficultés.
    A côté de ca, j’ai quelques copines mais j’ai eu plusieurs fois des désertions d’amies, certaines ont disparu sans explication, parfois en faisant passer le message par une autre… Depuis quelques mois, nous avons déménagé, et les quelques liens que j’avais réussi à créer me semblent bien loin (je suis nulle pour gérer les relations amicales à distance… j’ai tjs l’impression que je vais déranger et de n’avaoir rien d’interessant à raconter) Elles me manquent mais cela me semble impossible à recréer… après 6 mois passer à la sortie de l’école, l’unqiue maman que j’avais approché par l’intermédiaire de ma fille fait celle qui ne me voit pas… et si je suis honnete je dois avouer que ca ne me dérange pas…. 😦
    heureusement que j’ai le club photo pour partager un moment avec des gens, ca reste dans le cadre associatif mais c’est une bulle d’air dans ma bulle!
    Bon courage à tous

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  19. Bonjour,
    Je suis tombée par hasard sur votre blog et cet article m’a interpellé. J’ai commencé à m’interesser au syndrôme d’asperger l’année dernière en cherchant à la base des infos sur la précocité pour mon fils de 6 ans à l’époque. Tout ce que j’ai lu m’a ramené a beaucoup de choses de ma propre enfance et m’a rappelé notamment une psy qui m’avait parlé « comportements autistiques » il y a 20 ans, alors que je consultais pour une dépression sérieuse associée à de la phobie sociale. Au final je suspecte chez moi et mon fils, mais egalement chez mes parents et 2 de mes frères, un autisme « léger ». Face à la montée des diagnostiques d’autisme asperger, je finis par me demander:
    1-Est-ce un effet de mode qui arrange psychiatres, psychologues et labos pharmas? (Bilans psy hors de prix, prises en charge, médocs…)
    2-Est-ce la résultante d’une société de plus en plus normée et dans laquelle un nombre croissant d’individus ne se retrouvent plus?

    Pour en revenir à votre article, j’ai le même problème. Invisible, jamais invitée…toujours considérée comme l’intello de service ou la fille sérieuse, mais aussi la bonne copine sur qui on peut s’épancher au téléphone car je suis à l’écoute… j’étais en revanche très appréciée lorsque j’etais en couple. Comme toi je m’intéresse plus à des trucs connotés « mecs », comme l’informatique, le numérique, les jeux vidéos, les activités un peu physiques…mais en France ce sont des sujets qu’une femme ne peut pas aborder… Au travail, la femme est censée jouer sur son capital séduction, parler de sujets comme les fringues, les potins, les restau… J’ai aussi beaucoup de mal à trouver des gens pour partager mes passions, et je ne parle pas de mes tentatives de lier avec des pères de l’école de mon fils, certains regards d’épouse m’ayant fait comprendre que c’etait non avenu.
    Mon fils n’etant jamais invité non plus et étant décrit par sa maîtresse comme doué mais dans son « monde », avec toute une panoplie de tics (il se tripote le cou en permanence…), et autres trucs bizarres (il ne supporte pas certains textiles sur sa peau, certains éclairages, se bouche parfois les oreilles dans la cour…)…j’ai longement réfléchi à la façon d’attirer à nous des personnes partageant nos passions (loulou adore les jeux vidéos et les constructions de maquettes en tous genres) et commencé à organiser des ateliers de coding pour enfants (mélant informatique, jeux vidèos…), j’ai egalement pensé a organiser des ateliers de légos, à monter une communauté de joueurs…
    Bref, tout ça pour dire que les gens comme toi sont là, il faut juste les trouver…
    Ensuite avez-vous entendu parler des théories de Simon Baron-Cohen sur les autistes? Lui parle d’un nombre important d’autistes chez les développeurs de la silicon valley, chez les scientifiques, les matheux…
    Dans ma famille, 2 de mes frères, que je qualifierais « d’associaux », sont scientifiques, mon père etait ingé…et vous même êtes scientifique.

    Autisme ou cerveau différent? Peut-on parler de neurotypie? N’y a-t-il pas, d’un individu à l’autre, des fonctionnements cognitifs différents tout simplement? Et si les « aspergers » était beaucoup plus nombreux qu’on ne croit et que les écoles de l' »élite » ne pondait que des cerveaux « formatés » imposant leur vision du monde à tout le monde?

    Ne restons pas isolés, regroupons nous, du moins essayons…

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    • Il s’agit d’un spectre, les THQI sont carrément proches des aspis, c’est clair ! il s’agit de surefficience, trop de perception, après il y a ce qu’on est capable d’en faire (endurer, traiter l’info etc).
      Et le fameux « manque de maturité » qu’on nous assène en classe, qui n’est que le constat des profs de ne pas disposer de la bonne grille de lecture pour notre manque de normalité, surtout !
      Le point de vue de Carlos Tinoco est super intéressant pour aborder ça, je vous conseille vivement son bouquin !

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    • Bonjour Nat,

      Je vous remercie de votre participation à ce blog via votre commentaire :-).

      Je ne pense pas que le syndrôme d’Asperger soit un effet de mode qui arrangent les labos pharmaceutiques. Beaucoup d’autistes ne prennent pas de médicaments pour se soigner. Moi-même, je ne prends aucun médicament pour diminuer mes symptômes. La science est là pour m’aider dans mon argumentation. Etre autiste, c’est avoir un cerveau différent, pas seulement dans son fonctionnement mais aussi dans sa constitution. Il ne s’agit donc pas d’une invention de docteurs ou de charlatans. Des chercheurs ont étudié par IRM fonctionnelle par exemple (imagerie cérébrale), le fonctionnement du cerveau dans certaines conditions. Des différences notables ont été mises en évidence entre le cerveau des personnes neurotypiques et celui des autistes. Un exemple célèbre est l’étude faite sur le cerveau de Temple Grandin, célèbre femme aspie. Quand je compare le fonctionnement de ma pensée avec mon conjoint neurotypique et également physicien, il est très différent. Lui, ne voit pas du tout « en images » comme moi. Nous utilisons deux voies complètement différentes pour résoudre le même problème.

      Quand vous demandez « autisme ou cerveau différent »? Il s’agit pour moi de synonymes. L’autisme est une réelle différence neurologique.

      Les autistes aiment parler de neurodiversité. Je pense que celle-ci est en fait nécessaire à l’espèce humaine et devrait être une notion largement partagée.

      Les scientifiques ne sont pas tous des autistes. Partageant ma vie avec un physicien, je peux vous dire qu’il a tous les symptômes d’un neurotypique ;-).

      Sinon, organiser des ateliers de coding pour les enfants, c’est une idée carrément géniale ! Bravo :-).

      Oui, je crois que les Asperger sont plus nombreux qu’on ne croit et que beaucoup sont terrés dans des situations extrêmement précaires voire abandonnés en hôpital psychiatrique.

      Pour la petite anecdote, si je racontais à un psychiatre (d’école lacanienne), tout ce que je vois dans ma tête, en permanence, je serais sûrement internée d’office ;-).

      Chauve-souri-ement,
      Aspipistrelle

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  20. C’est un peu pareil pour moi, la plupart de mes amis récents sont des hommes. J’ai l’avantage de les avoir rencontré avant qu’ils ne se mettent en couple, étant « antérieure au couple », cela n’a jamais trop posé de problèmes. Et parfois par extension, ça me fait des femmes dans mon environnement proche, puisque j’invite ces amis avec leur copine! Mais ce n’est pas toujours facile et c’est souvent perçu bizarrement de ne mentionner quasi que des hommes quand je parle de mes amis. Ce n’est pas que je n’aime pas les femmes ni même que j’ai des intérêts trop « masculins » (l’équitation, c’est une passion de filles!), mais je ne sais pas, ça ne passe pas, sauf pour quelques rares cas.
    J’avoue que quand je te lis (ici ou ailleurs), je me dis souvent que j’aimerais te connaître davantage, parce que tout ce que tu écris me parle beaucoup… Même si je ne suis pas physicienne!

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    • Bonjour Flower et merci de t’être arretée par là pour me laisser un petit message.

      C’est gentil de me dire que tu aimerais me connaître davantage. Peut-être sommes-nous proches géographiquement.

      Tu peux m’envoyer un message à aspipistrelle@yahoo.fr avec ta région et je te dirais si nous sommes trop éloignées pour nous rencontrer.

      Encore merci pour ton message .

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  21. Un petit message tardif pour vous assurer que vous n’êtes pas seule au club des « filles invisibles qu’on n’invite pas ». -je lis beaucoup, ne commente jamais mais votre texte m’a beaucoup touchée, sans doute parce que je me sens aussi extrêmement isolée dans ma bulle-
    C’est toujours mon compagnon qui se fait inviter, moi je me contente de suivre (parfois) dans son sillage. Je reste la copine gentille mais distante, sympa mais timide, etc…

    Comme vous je me suis toujours liée beaucoup plus facilement avec des garçons, je ne saurais dire exactement pourquoi… sans doute des centres d’intérêts communs, peut-être aussi une plus grande transparence dans leurs gestes et paroles. Pourtant je n’ai pas que des intérêts typiquement masculins, loin de là, mais il n’y a rien à faire, ça ne passe pas avec les femmes (à de rares exceptions près). Et évidemment, être « juste » amie avec un homme, ça suscite souvent de la jalousie et presque toujours quelques remarques assassines histoire de bien te faire comprendre à quel point cette amitié est malvenue…

    Par contre, pour exercer une profession quasiment exclusivement féminine, je peux vous assurer que ça ne m’aide en rien pour me faire des copines. Même si généralement je m’entends bien avec mes collègues (quand j’en ai), mes relations avec elles ne dépassent jamais le cadre du boulot. Je n’accroche tout simplement pas suffisamment pour avoir envie de sortir de ma bulle (et puis je manque cruellement d’aptitude pour les discussions « chiffons » et cie).

    Quoiqu’il en soit, gardez courage, vu le nombre de commentaires qui ont précédé le mien, vos écrits parlent à beaucoup de personnes 😉

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  22. Je suis en voiture direction les vacances alors je rattrape et lis tout ton blog pour faire passer le temps 😉 ( précision je suis passagère 😉 Je n’ai aussi que des amis homme: un artiste peintre, un ingénieur dans la defense, un soupçonné asperger… bref.. je pense que c’est typique et ça correspond à notre côté  » masculin ». C’est parfois compliqué, j’aime m’habiller et me sentir jolie alors on peut se retrouver dans des situations ambiguës alors que toute naïve que l’on est on voulait juste un pote ! J’ai retrouvé il y a peu mes 3 amis d’enfance ( maternelle jusqu’au collège ! ), on se voit quelques fois par an, c’est très bon. Mais parfois je comprends que l’une est allée chez l’autre, que l’une est marraine du bébé … et finalement je me sens toujours un peu à part, comme quand on était petite. Pas jalouse de ces petites choses, mais à part. J’ai vu que l’on t’avais convié à un café, je peux te proposer un thé mais j’espère que depuis ton spleen est passé 😉

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    • Bonjour Dorothée,

      Mes amitiés sont aussi compliquées car les limites sont souvent floues entre amitié et amour entre homme et femme. Quand j’étais ado et pas au courant de mon aspitude, beaucoup de mes amis masculins étaient homo. C’était très reposant de ne pas avoir à gérer cette ambiguïté permanente et surtout cela permet de se lâcher complètement.

      Merci pour le thé, je vais mieux effectivement :-). J’espère vous avoir distraite sur la route de vos vacances!

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