Ma soeur

 

 

Coup de téléphone impromptu: Maman….Urgences…..Papa….comment faire?

Ma soeur lave les fesses de mon père et lui met une couche. Chaque jour.

Mon père est grabataire, ma mère est aux urgences. Manque de potassium. Epuisement du conjoint aidant.

Moi, dans tout ça. Je n’aide pas.

 

J’essaie de garder le cap. Conserver mon énergie. Garder mon emploi. Conserver les routines. Pour moi, pour ma fille. Eviter le chaos.

Continuer d’assurer mes responsabilités: une maison, 2 voitures à payer, 2 autistes à la maison, un emploi à temps plein.

 

Ma soeur: 2 enfants handicapés, une maison et 2 voitures à payer. Un courage incommensurable.

Culpabilité: au maximum. Pour moi: se cacher pour ne pas mourir de Honte.

Ecrire pour exhorter.

 

 

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6 réflexions sur “Ma soeur

  1. J’ai connu çà. Quand maman est « parti » je n’avais rien voulu voir de sa déchéance physique. J’étais figée. Mes frères et ma sœur se sont occupé de tout. Ils ne m’en ont jamais fait le reproche. Puis, j’ai vécu la honte encore plus fort lorsque maman n’était plus. Je n’ai pas vu ma fratrie pendant des années. Ils m’ont manqué mais j’étais toujours « figée » et n’arrivais pas à faire un pas. Et quand ils se rapprochaient de moi, je partais me « cacher ». Tu vois le genre.
    J’ai envie de dire comme Crevette de Mars : il faut dire ouvertement à ta sœur tout le bien que tu penses d’elle. Moi, j’envoyais des bouquets (oui, pas forte pour les dialogues à l’époque et les faces à faces). Avec un petit mot gentil, discret et affectueux. Des gestes d’affection et de réconfort dont tu es capable. Tu peux le faire. Tu ne le regretteras pas.
    Sois forte.
    ps : Pardon, je me permets de te tutoyer.

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  2. Jai du m’occuper de ma maman, Alzheimer cela a duré 7/8 ans. Je suis parfois passée, brièvement, par des maltraitances, d’autant que mon père ne voulait aucune aide. Quels souvenirs hyper moches et honteux pour moi. J’etais la seule à m’en occuper ca la plus prés et séparée. J’etais aussi la moins capable. Je lui ai donné ce que j’ai pu, temps, tendresse, travail. Je n’avais plus rien pour moisauf mon métier « alientaire » Ensuite ce fut mon pére, mais peu de temps,avec plus d’aide, mais j’ai aussi lavé, changé, donneé à manger,habillé, c’était un cancer et mon pauvre papa a été vite emporté. IL s’était aussi longuement occupé de maman. Nous, aspergers,nous sommes fragiles, ce n’est pas UNE MANIERE D’ETRE, comme on le lis parfois. Pour moi c’était le vrai handicap invisible. Si on ne peut pas s’occuper d’un proche dépendant dans notre cas,il ne faut pas culpabiliser. Mieux vaut se faire aider plutôt que craquer et maltraiter parfois .Meme des « normaux » craquent dans ces cas là. Mais il faut remercier ceux qui peuvent mieux prendre soin des parents, les aider à notre manière. Pour mo i ils ont bien reconnu que j’avais aidé,c’est déjà ça.

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