Être mère c’est…, être mère autiste c’est…



bouquet de pissenlits dans verre de cuisine

Être mère c’est accepter avec amour ce bouquet de pissenlits tendu par son enfant. Être maman, c’est savoir que c’est par ces gestes candides que son enfant lui montre qu’il l’aime. 

Être maman autiste, c’est accepter le bouquet tendu par son enfant, consulter sa banque de données des comportements enfantins et se dire  » les enfants offrent des fleurs, cueillies plus ou moins au hasard, souvent à proximité de là où ils sont en train de jouer. Leur beauté n’est pas un critère de choix. Elles peuvent être des marguerites, des primevères, des coucous et même des pissenlits. Le parent réagit en général en acceptant le bouquet d’un air satisfait et répond par un large sourire. Cette attitude contente l’enfant qui, en général, repart vaquer à ses activités. Parfois, cette scène se déroule à l’intérieur du foyer et le parent récipendiaire ( la mère, le plus souvent) sort un récipient quelconque qu’elle remplit d’eau et qu’elle dit être un vase dans lequel elle met le bouquet. De la même façon qu’à l’extérieur, l’enfant retourne jouer. » 

Être mère autiste, c’est prendre le bouquet, et après analyse rapide de sa banque de données, mettre en branle la gymnastique faciale pour sourire largement à son enfant. Puis, prendre un verre de cuisine et le remplir d’eau afin d’y plonger les tiges de pissenlits. Et enfin, se laisser déborder par son enfant qui lui saute dans les bras de joie, le serrer et lui dire qu’on l’aime aussi très fort.

Une pensée chaleureuse à toutes les mamans aspies.

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2 réflexions sur “Être mère c’est…, être mère autiste c’est…

  1. J’ai eu de la chance, finalement, c’est ma petite soeur, quand nous étions enfants, qui m’a appris à être mère, je m’en rends compte maintenant. Ma mère (la nôtre), fille unique, ne savait rien de tout ça et a été décevante au possible (pour ne pas dire frustrante et angoissante) par son indifférence, son désintérêt, tout ça tout ça. Cela faisait des années que je me demandais pourquoi tant de négligences, et pourquoi j’avais su être moins pire qu’elle alors que je suis si mal tricotée. Mais je crois que la clef est là : c’est d’avoir reçu, enfant, les dessins de ma petite soeur et d’avoir consolé ses chagrins et d’avoir fait son éducation sociale, en partie, qui m’a permis d’être une mère moins calamiteuse pour mes enfants. C’est fou, non ?

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