Mes bonnes résolutions pour 2015

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A chaque nouvel an son lot de bonnes résolutions. Les miennes sont au nombre de six.

1- Ne pas se mettre trop de limite sous prétexte que je suis autiste

Avant de savoir que j’étais autiste, je pensais être capable de tout faire professionnellement. Je pensais pouvoir travailler beaucoup et longtemps. J’ai même été formée à la communication avec les médias dans le but de savoir communiquer avec la presse ou faire des interview radio au cas où je ferais une percée scientifique dans mon domaine de recherche. Après l’obtention de mon diagnostic, j’ai commencé à me mettre des barrières et à penser que non, décidément, je ne pourrais pas tout faire et qu’il fallait que je revois mes attentes à la baisse car non, je ne serais JAMAIS une chercheuse d’envergure. Je dois aujourd’hui trouver un équilibre entre faire mon boulot correctement mais sans plus et suivre l’adage « si tu veux, tu peux ». J’ai toujours fonctionné suivant cet état d’esprit. Celui qui consiste à penser que si on veut vraiment quelquechose, si on s’en donne la peine, on peut l’obtenir. Aujourd’hui, je freine des quatres fers et pense plutôt que moins j’en veux, moins de meltdown je vivrais. Je dois trouver un juste milieu. M’autoriser à vouloir un peu plus parfois tout en restant vigilante aux signes d’alerte « pré-meltdown ».

2- Etre plus attentionnée avec mon conjoint

Souvent, je suis froide, anxieuse, nerveuse, obnubilée, peu attentive, maladroite, sensible au contact, énervée, effrayée quand on passe derrière moi, taciturne, exigeante, pointilleuse, imperméable au second degré. Bref, je suis très souvent difficile à vivre au quotidien pour mon conjoint.

Cependant, il y a des jours où j’ai envie de faire plaisir, je suis souriante, intentionnée, pleine de rêves, de projets, d’énergie, d’amour pour la nature et la beauté des choses, pour l’esthétisme. Il faut que j’utilise davantage ces moments de paix pour être plus gentille avec mon conjoint. Lui montrer que son soutien inconditionnel est un pilier de ma vie et le remercier mille fois.

3- Améliorer le contenu de ce blog

J’ai tant de projets pour ce blog que j’aimerais les mettre en oeuvre. Je dois prendre le temps de le faire.

4- Faire plus d’exercice physique

Dans ma jeunesse, je faisais énormément de sport. Cela m’aidait à canaliser ma colère et mes angoisses. J’aimais avoir un contrôle sur mon corps, sur sa forme, sur la grosseur de mes muscles, sur mon poids. Aujourd’hui, mes responsabilités en tant que maman d’un enfant en bas âge, mon travail à plein temps m’empêche de pratiquer une activité sportive. Pour être tout à fait honnête, je privilégie mes activités artistiques. Il me reste donc la marche pour me rendre sur mon lieu de travaul et la séance d’abdominaux quotidienne quand il me reste de l’énergie. Ces quinze derniers jours de vacances ont été catastrophiques pour ma ligne. J’ai perdu le contrôle sur mon corps et je me dois de le reprendre. Au moins, pour cette activité, je n’embête personne.

5- Prendre des cours de dessin

C’est ma nouvelle passion et donc mon nouvel intéret spécifique si on veut parler en termes relatifs au SA. Mon père (fort probablement aspie aussi) peignait , dans sa jeunesse, des tableaux ( paysages, portraits, natures mortes) sans jamais avoir appris les rudiments du dessin. Il a cessé de peindr, il y a 41 ans , en laissant le portrait de mon frère, alors âgé de 3 ans inachevé. Quand j’ai compris que mon père était aspie, j’ai réalisé que son talent pour la peinture venait sûrement du fait qu’il pensait comme moi, c’est à dire en images. Je me suis dit que, peut être, moi aussi j’étais capable de dessiner sans rien connaître au dessin. Un après-midi, je me suis mise à dessiner le dinosaure en plastique de ma fille posé négligement sur la table basse du salon et ça a donné le résultat suivant:

Dinosaure decembre 2014 par Aspipistrelle

Mon premier essai de dessin.

 

Qu’en pensez-vous? Je me suis dit que cela valait peut-être le coup de continuer sur cette voie. Je vais commencer par lire quelques livres sur le sujet et pourquoi pas, prendre des cours de peinture.

6- Etre moins dans le contrôle avec Marianne

Je m’explique. Parfois, quand je suis épuisée, j’ai tendance à demander aux autres de faire comme je le veux. Cela me permet de contrôler mon environnement ( les autres, leurs actions) et me rend la tâche plus facile. Je le fais souvent avec Marianne le soir. Par exemple, pour se préparer à aller au lit, je lui demande de mettre son pyjama, se laver les dents, passer aux toilettes avant de lire l’histoire au lit. Normal me direz-vous sauf que je tiens a ce que l’ordre d’accomplissement soit respecte. Systématiquement, en réaction à mes demandes ( mon ordre des choses), elle va s’opposer et vouloir absolument changer l’ordre que je lui ai proposé. Par exemple, elle va me répondre  » non, je veux me laver les dents, mettre le pyjama, lire l’histoire et ensuite aller aux toilettes ». Il suffit que nous soyons toutes les deux fatiguées pour que cette discussion ne cesse jamais et finisse en hurlements avec menaces de confiscation de jouets ou  » maman, tu es méchante ». Je vais donc essayer d’éviter ces situations conflictuelles. Mais, pour le moment, je ne sais pas comment faire.

Des propositions?
Et vous? Quelles sont vos résolutions pour cette année 2015?

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